Carole Ferry, édité par Gauthier Delomez

Le ministère de l’Économie va présenter le 22 septembre son projet de loi de finances pour 2022, le dernier sous le quinquennat du président Emmanuel Macron. Pour capitaliser sur la reprise économique, le budget ne devrait pas serrer la vis pour permettre à la croissance de s’exprimer.

L’économie française retrouve des couleurs depuis le début de l’épidémie de Covid-19. Le gouvernement a confirmé jeudi sa prévision de croissance de 6% cette année, et de 4% l’an prochain. Pour protéger cette reprise, l’exécutif renonce à faire des économies pour le dernier budget du quinquennat Macron. Le projet de loi de finances pour 2022 doit être envoyé vendredi au Haut conseil des finances publiques pour avis, avant sa présentation en conseil des ministres, le 22 septembre prochain. Après le fameux “quoi qu’il en coûte”, le ministère de l’Économie doit consolider les comptes publics sans casser cette reprise.

Pour le moment, Bercy prévoit un déficit public à 4,8% du PIB. C’est mieux que prévu grâce à la croissance, mais cela reste loin des 3%, la règle européenne qui a été assouplie pendant la crise et qui doit progressivement redevenir la norme. Toutefois, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire ne veut pas aller trop vite. Un retour trop rapide dans les standards de Bruxelles risquerait de donner un énorme coup de frein à la croissance. Bercy veut aller sûrement, mais doucement.

Encore des dossiers à trancher

Ce budget 2022 tient compte des enveloppes consacrées au Beauvau de la sécurité et aux annonces d’Emmanuel Macron à Marseille, la semaine dernière. Il prévoit également une cagnotte de secours, dont le montant est encore à préciser, si de nouvelles mesures d’urgence spéciales Covid-19 étaient nécessaires.

En revanche, le projet de loi de finances ne prend pas en compte le coût du plan d’investissements, ni celui du revenu d’engagement pour les jeunes qui sont toujours en cours d’arbitrage. Deux dossiers sensibles dont le contenu ne sera pas tranché d’ici le 22 septembre. Ils viendront s’ajouter par amendement lors des discussions parlementaires. 

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