DÉCRYPTAGE

L’inflation est bien de retour. Le chiffre publié par l’Insee mardi matin confirme le sentiment que beaucoup de Français ont éprouvé en faisant leurs courses : les prix ont augmenté d’1,9 % sur un an. Si on veut voir le verre à moitié plein, c’est une bonne nouvelle, car c’est le signe d’une économie qui repart après la crise du coronavirus. Mais pour l’instant, les consommateurs doivent payer. Europe 1 décrypte les mécanisme de cette hausse récente des prix. 

La hausse de prix est due à l’engouement des consommateurs sur un même produit. Tout le monde commande la même chose, les matières premières viennent donc à manquer et les coûts du transport pour acheminer ces produits explosent. Par exemple, le transport maritime n’a jamais connu une telle frénésie. Les bateaux attendent en ce moment pas moins de huit jours au large du port de Los Angeles, aux États-Unis, avant de pouvoir débarquer la marchandise !

10 à 15% de plus sur les matières premières dans le bâtiment

Et presque tous les secteurs sont touchés. Dans le bâtiment, la facture grimpe également, constate Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment. Il évoque une augmentation de “10 à 15%” des prix des matières premières et donc “une augmentation des prix sur les devis à venir”. “Ça serait quand même suicidaire si nos artisans et entrepreneurs ne répercutaient pas ces prix”, poursuit-il. 

À cela s’ajoute une mauvaise nouvelle : les prix des fruits et légumes s’envolent mais pour une autre raison. C’est lié aux mauvaises récoltes, dues aux intempéries de ce printemps.

D’ici la fin de l’année “les prix vont recommencer à baisser”

Mais si tout va bien, ces éléments conjoncturels devraient se régler. Si la récolte est bonne dans les mois à venir, les prix vont de nouveau baisser. Et, d’ici à un an environ, les tensions sur les matières premières devraient considérablement diminuer. “On espère que cette tendance sur beaucoup de produits (sur le bois, ça va être difficile), mais sur les autres, puisse s’atténuer avant la fin de l’année”, précise Olivier Salleron pour son secteur. Avant d’ajouter : “Les prix vont donc recommencer à baisser. Nous l’espérons fortement, évidemment.”

Enfin, un élément important est à prendre en compte pour se rassurer un tout petit peu. Certes, les tickets de caisse augmentent, mais ces hausses arrivent après des années d’inflation quasi-nulle. Résultat : ces hausses restent assez limitées, selon les économistes.

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