S’il fallait une nouvelle illustration de l’impact du réchauffement climatique sur notre vie quotidienne, ce qui se passe en ce moment sur le marché mondial du blé dur est révélateur. La récolte de blé devrait être très faible cette année. Conséquence : le prix des pâtes, dont le blé est le principal ingrédient, devrait grimper.

Des productions très basses en Europe et au Canada

Prenez une très forte vague de chaleur le mois dernier au Canada, ajoutez-y une pluviométrie anormalement élevée à la même période en Europe, vous obtiendrez un effondrement de la production mondiale de blé dur. Le Canada et l’Europe sont en effet deux régions majeures à l’échelle de la planète pour la production de cette denrée.

Au Canada, la récolte de 2021 s’est effondrée de 32% par rapport à la moyenne des années précédentes. En Europe, la production est inférieure de 23% aux besoins. Et comme si cela ne suffisait pas, les stocks sont au plus bas.

L’inquiétude croissante des industrielles

En quelques semaines, cette pénurie a fait bondir les cours mondiaux du blé dur de 30%. “Quand les prix sont en surchauffe comme c’est le cas actuellement, on voit bien que ça pose un problème”, s’alarme Christine Petit, secrétaire générale du syndicat des fabricants de pâtes alimentaires de France. Car dans un paquet de pâte, la part du blé est très élevée. “Les pâtes alimentaires, c’est de la semoule de blé dur et de l’eau”, ajoute Christine Petit.

Comme en 2007, date de la dernière grosse flambée des cours, le prix du paquet de pâtes au supermarché augmentera probablement de quelques centimes, mais les industriels s’inquiètent de devoir supporter l’essentiel de l’effort. “Les entreprises françaises ne vont pas pouvoir tenir sur la durée avec des prix aussi inflationnistes”, prévient la secrétaire générale du syndicat des fabricants de pâtes alimentaires de France.

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