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Après un burn-out, certaines personnes préfèrent changer de métier. Mais avant de sauter le pas, quelques précautions sont de rigueur… Il est important d’identifier les raisons de l’épuisement avant de se lancer dans une nouvelle activité. Dans La France Bouge spéciale “Et si on changeait de vie”, Adèle Galey, co-fondatrice de l’organisation Ticket For Change, vous aide à vous poser les bonnes questions pour dépasser cette épreuve. 

Vous voulez écouter La France Bouge spéciale Et si on changeait de vie ? 

>> Du 9 au 20 août, écoutez l’émission sur l’antenne d’Europe 1 de 13h à 14h
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Ne craignez pas de demander de l’aide 

“Demander de l’aide, c’est une première étape vers la reconnaissance de vos symptômes. Le burn-out, ou épuisement professionnel, a été nommé en 1969 et est reconnu par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il se caractérise par : ‘un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail’.  Le nommer, c’est donc déjà le reconnaître. De plus en plus de personnes en parlent dans les médias ou dans leur entourage. Ils permettent ainsi à d’autres de se sentir reconnus et légitimes dans leur mal-être. Demander de l’aide c’est donc un acte courageux, citoyen, qui permet de rendre cette maladie réelle pour toutes les personnes qui la vivent, et bien sûr pour vous en priorité. Vous pouvez en parler à la médecine du travail en sollicitant un rendez-vous, à votre médecin traitant, à un psychologue ou coach. Toute personne en qui vous avez confiance et qui pourra vous accompagner ou vous rediriger vers les bonnes personnes.”

Faites part de vos envies à votre entourage

“En parler à ses proches c’est parfois très difficile, mais c’est une formidable manière de rompre le tabou et de concrétiser cette envie de changement de vie. Plus on en parle autour de soi, plus il y a de ‘témoins’, en quelque sorte, de ces nouvelles envies. Et ce même si elles ne sont pas encore très concrètes ou définies. Ces témoins sont des personnes qui vont pouvoir nous demander : ‘Alors tu en es où de cette envie ?’, ‘Tu as besoin d’aide ?’, ‘J’ai tel ou tel contact qui pourrait t’aider là dessus !’ C’est une manière douce et très efficace d’enclencher la machine et de ne plus être seul moteur de la dynamique.”

Restez à l’écoute de vous-même 

“Qu’est-ce qui est bon pour vous, à ce moment-là ? Essayez d’identifier cela, avec l’aide de professionnels si vous le pouvez. Est-ce que votre épuisement professionnel était dû à une problématique contextuelle qui peut se résoudre ou se dépasser ? Ou est-ce que la cause est un problème de fond lié par exemple à votre environnement de travail, votre manager ou le type de tâche que vous réalisez ? Prenez le temps d’identifier cela si vous souhaitez réintégrer progressivement votre entreprise, en évoluant de poste par exemple. Cela peut aussi vous aider si vous voulez partir définitivement, en négociant par exemple une rupture conventionnelle à l’amiable, pour vous permettre de toucher des indemnités et le chômage. Il est accessible à tout salarié en CDI quelle que soit son ancienneté.

Et ensuite bien sûr prenez le temps qu’il vous faut pour vous reposer avant d’envisager quelle sera la prochaine voie dans laquelle vous voulez vous épanouir personnellement et professionnellement. L’idéal pour vous faire aider c’est de réaliser un bilan de compétences (Ticket for Change, Switch Collective, Mon job de sens, Chance.co, So Many Ways…), vous faire accompagner par un coach (Institut Aristote, Coach Around the World…), un psy, un mentor, un groupe de pairs (makesense)… ou tout ça à la fois. 

Enfin, ce qu’il faut écouter, avant tout, c’est bien sûr son corps. C’est souvent lui qui nous donne les premiers signes que ça ne va pas. Alors une fois ces signaux identifiés, apprenez à prendre soin de votre corps et à l’écouter !”

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