Si la reprise est extrêmement fragile avec la menace du variant Delta, Airbus sort “progressivement” de la crise, assure son patron, Guillaume Faury. Une légère embellie qui vaut également pour Boeing, ainsi que pour les compagnies aériennes, de nouveau optimistes pour le futur.

DÉCRYPTAGE

“On était face à une montagne à franchir et on a franchi la montagne.” Ce sont les mots jeudi matin de Guillaume Faury, le patron d’Airbus. L’avionneur européen a publié un bénéfice net de 2,2 milliards d’euros après deux semestres dans le rouge à la faveur d’importantes livraisons d’avions comparées à l’an passé. Le constructeur aéronautique européen a livré 297 appareils entre janvier et juin contre 196 l’an passé.

L’A320 en figure de proue

Mais pour Airbus, il reste encore un paquet de cols à franchir pour envisager un avenir plus serein. Les compagnies aériennes n’ont pas encore retrouvé, bien loin de là, leur niveau de remplissage d’avant crise du Covid-19, notamment sur les vols longue distance. Le prix des billets d’avion est encore en moyenne plus bas qu’avant l’arrivée du Covid et, surtout, le variant Delta jette un trouble sur cette fragile reprise.

Malgré tout, selon Airbus, la sortie de crise est progressive. Le groupe remonte donc ses niveaux de production, notamment sur l’A320. Ce monocouloir représente vraiment son best-seller. Le groupe sort aussi progressivement des dispositifs d’activité partielle. Grâce à cette reprise, Airbus espère livrer 600 avions cette année. Il tablait jusque là sur près de 570.

Commande record d’United

Son grand concurrent, Boeing, voit aussi un petit peu la lumière au bout du tunnel. Le groupe a gagné de l’argent au deuxième trimestre pour la première fois depuis 2019. Les compagnies recommencent également à commander. United Airlines vient par exemple de passer la plus grosse commande de son histoire, avec 200 Boeing 737 MAX et 70 Airbus A321 Neo.

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