INTERVIEW

Qui dit vacances d’été dit aussi retour des barbecues… mais aussi des planchas. De plus en plus de Français optent d’ailleurs pour cette plaque de cuisson d’extérieur pour cuire leur viande, mais aussi leurs poissons et légumes. Un succès croissant que constate directement Régis Flusin, président de la maison Le Marquier, spécialisée dans la fabrication de barbecues et de planchas. “Quand vous interrogez les Français, 52% d’entre eux disent qu’ils préfèrent acheter une plancha plutôt qu’un barbecue”, indique-t-il, invité vendredi de La France bouge

Mais comment expliquer cet attrait pour la plancha plutôt que pour le traditionnel barbecue ? “C’est une manière de cuisson très simple”, explique Régis Flusin. “C’est une cuisson contact, juste sur une plaque. On tourne un bouton et c’est chaud… On a besoin de très peu de matières grasses… Cela ne peut pas être plus simple”, poursuit-il. Autre avantage de la plancha : pas besoin de passer trop de temps pour la nettoyer. “Ça se lave en une minute avec de l’eau.”

“Une cuisson très saine”

Par ailleurs, le succès croissant de la plancha peut aussi s’expliquer par le goût “particulier” qu’elle donne aux aliments : “l’effet maillard”. “Sur la plaque, les aliments vont se carboniser et donner un goût un peu caramélisé”, précise l’invité d’Europe 1. 

Enfin, la plancha “correspond à la mode d’aujourd’hui”, note Régis Flusin. “C’est une cuisson très saine, avec pas de contact avec la flamme. Et naturellement, on va cuisiner beaucoup de poissons, de légumes, de crustacés, beaucoup de choses à la mode aujourd’hui pour prendre soin de soi.”

La plancha doit encore s’implanter à l’international

Pour la maison Le Marquier, reste désormais à mieux s’exporter à l’international. Car si le marché est “porteur” en France, à l’étranger, la plancha à la française reste méconnue. “Un Allemand n’est pas calibré pour comprendre ce qu’est une plancha.. Il faut qu’on l’éduque”, dit-il. Mais où en est ce travail d’implantation à l’étranger ? “On est en train de s’implanter très fortement au Bénélux”, répond Régis Flusin. “On a des très bons contacts pour démarrer au Canada, et après ça sera les Etats-Unis”. 

“On va pays par pays, et j’espère qu’entre trois et cinq ans, ça sera au moins 30% de notre chiffre d’affaires”, conclut Régis Flusin. 

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