Avec la crise de Covid-19, les envies des Français en termes d’immobilier ont changé : envie d’espace, de terrasses, de balcons… Mais également de se rendre à proximité de la mer (ou de l’océan, selon). De facto, les prix de l’immobilier à proximité des stations balnéaires ont fortement augmenté ces derniers mois.

Un attrait pour les stations balnéaires en situation de crise de Covid-19

Avec la crise sanitaire, les mesures de confinement et la généralisation du télétravail pour de nombreuses professions, l’humeur de nombreux Français est à la migration. Des personnes habitant dans des grandes villes ont préféré quitter le milieu urbain pour se rendre dans des zones moins denses, et notamment sur les côtes. Ainsi, les prix augmentent fortement dans ces zones, tel que le révèle une étude publiée par Meilleurs Agents le 2 juillet dernier. Pourtant, ils sont en baisse dans la capitale !

En effet, les stations balnéaires étaient déjà très plébiscitées avant la crise et gagnent toujours plus en popularité depuis l’arrivée du Covid-19. « Avec une tendance qui est plutôt à la stabilité des prix de l’immobilier en France depuis l’irruption du Covid, les tarifs dans les stations balnéaires continuent à augmenter à un rythme assez fort. Le marché des résidences secondaires n’a pas vraiment connu la crise », explique Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents.

D’autant plus qu’à l’heure actuelle, le réseau TGV français permet de se rendre très rapidement dans de nombreuses stations balnéaires : depuis la capitale, il ne faut que 3 heures et 20 minutes pour relier Marseille et 3 heures pour relier La Rochelle. Et en voiture, le Touquet-Paris-Plage (la station la plus chère sur la Manche, à 6 544 euros au mètre carré en moyenne) n’est qu’à trois heures de Paris.

Une progression inégale entre les différentes zones

Mais toutes les côtes ne constatent pas les mêmes augmentations. La Bretagne est celle qui subit la plus forte hausse, avec +7,2 % sur un an (2 996 euros au mètre carré). Vient ensuite la Manche avec +5,9 % (3 110 euros au mètre carré) et la côte Atlantique avec +5,6 % (4 372 euros du mètre carré). Quant à la région PACA, la hausse reste plus modérée, à +3,1 %. Mais elle reste la plus chère en moyenne, à 5 121 euros au mètre carré. De plus, la demande internationale, absente durant la pandémie, stimule habituellement cette région. « La Bretagne et la Manche sont des territoires où les prix n’ont rien à voir avec la Provence-Alpes-Côte d’Azur [PACA] ni même le Sud-Ouest, il y a donc un effet de rattrapage », justifie Thomas Lefebvre.

D’autant plus que la côte Ouest reste une zone dynamique en termes d’emploi, avec des villes comme Bordeaux, Nantes ou Rennes. « Les taux de chômage y sont bas, ce sont des villes extrêmement attractives pour les actifs. L’étape d’après est l’achat immobilier plaisir dans les territoires accessibles à quelques heures de route. Beaucoup de Nantais et de Rennais passent leurs week-ends sur la côte bretonne et y ont donc des résidences secondaires. Idem pour les Bordelais qui vont sur le bassin d’Arcachon, devenu un lieu très select : toute la french tech se retrouve au Cap-Ferret pour les vacances », explique le directeur scientifique de Meilleurs Agents. À Lège-Cap-Ferret, les tarifs sont extrêmement élevés, au niveau de la capitale à 10 000 euros au mètre carré.

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