On l’aurait presque oubliée avec le temps, mais voilà qu’elle semble faire son retour : l’inflation inquiète de nouveau la plupart des pays développés. D’après l’INSEE, les prix à la consommation ont augmenté, le mois dernier, d’1,5% sur un an en France. Quel impact sur vos placements ou projets de placement ?

L’inflation : une conséquence du déconfinement ?

Dans la zone euro, les prix grimpent même un peu plus : +1,9% au mois de juin. Enfin, outre-Atlantique, c’est une inflation que l’on n’avait pas vue depuis au moins une décennie qui se fait ressentir (près de 4% en mai, sur un an). 

Comment expliquer cette remontée des étiquettes ? Les déconfinements à l’œuvre dans plusieurs pays jouent d’abord leur rôle : la consommation repart et certains biens non-disponibles en quantité suffisante deviennent rares, et donc plus chers. 

Un phénomène similaire est plus directement lié au Covid-19 : depuis la crise sanitaire, plusieurs chaines d’approvisionnement de pièces détachées se sont réorientées vers des productions plus rentables, ou ne se sont pas encore remises en route. 

C’est le cas notamment d’un certain nombre de pièces pour vélos, ou des puces électroniques jadis réservées à l’industrie automobile, et qui désormais équipent consoles de jeux et produits électroménagers… Les produits non-finis ne sont pas mis en vente, l’offre se raréfie alors que la demande est forte, et les prix s’en ressentent à la hausse.

Quel rapport avec mes placements ?

D’accord, mais jusqu’ici l’inflation reste modérée : comment une augmentation des prix d’1,5% peut-il affecter mes placements ? Tout dépend dudit placement, mais dans le cadre d’un Livret A (largement plébiscité par les épargnants depuis un an), par exemple, une telle hausse est loin d’être anodine.

Pour l’heure, avec un taux d’intérêts à 0,5%, vous ne gagnez que 50 centimes sur 100 euros déposés en banque. Mais si dehors les prix ont augmenté de 1,5%, en retirant votre épargne pour la dépenser, vous perdez du pouvoir d’achat : vous pouvez acheter moins avec une quantité d’argent pourtant augmentée de 50 centimes.

Heureusement toutefois, le taux du Livret A est revu deux fois par an, pour suivre le cours de l’inflation et maintenir le pouvoir d’achat des épargnants. Mais ce n’est donc pas avec cette épargne dite « réglementée » que vous ferez fortune.

Une autre solution est de se tourner vers une assurance vie. Ce produit d’épargne retrouve des couleurs après une année 2020 compliquée : les Français lui ont préféré les livrets « à vue », qui leur permettent de retirer leurs économies plus rapidement en cas de souci financier.

Avec la reprise qui se dessine et la confiance des ménages qui remonte, l’assurance vie refait donc le plein (1,2 milliard d’euros de collecte en mai), mais pas sûr qu’elle vous rapporte beaucoup plus si l’inflation continue de galoper : avec un rendement moyen des fonds en euros d’1,3% en 2020, la moindre poussée des prix vous privera là aussi de rendement.

Immobilier, actions : la solution ?

La solution : s’orienter vers des assurances vie en unités de comptes (UC), un placement moins répandu et plus risqué, mais qui peut rapporter davantage. Et l’immobilier ? Valeur refuge par excellence, elle pourrait, elle aussi, être déstabilisée par la hausse des prix.

En cas d’inflation trop forte, la Banque Centrale européenne (c’est son rôle) interviendra pour la faire baisser, en rendant plus cher l’argent qu’elle prête aux banques : ainsi moins de prêts seront contractés par les particuliers, et la quantité d’argent disponible diminuera. 

Or, il devient bien sûr plus difficile d’investir dans la pierre quand le coût des prêts immobiliers augmente. Si vous pouvez et souhaitez malgré tout vous lancer, il vaut mieux privilégier l’immobilier qui gagnera potentiellement de la valeur (à proximité d’une future infrastructure de transport par exemple), ou doté d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) élevé.

Enfin, pour pallier ses manques de rendement en cascade, de nombreux Français se lancent aussi dans les actions. Dans ce cas, l’inflation peut être signe d’un bon dynamisme de l’économie et de résultats en hausse, mais si elle dépasse les 3%, en revanche, elle signifiera aussi une plus grande difficulté pour les entreprises à se financer (comme pour les particuliers) et donc des performances en chute libre. 

Quoiqu’il arrive, donc, les prochains chiffres de l’inflation seront à scruter avec attention. En attendant, pour y voir plus clair, vous pouvez jeter un œil à notre dossier pratique sur le thème investir, placer et faire fructifier son argent en 2021.

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