L’épisode de chaleur extrême en cours au Canada a déjà fait plus de 130 morts. D’où cette question ; quelle est la limite que le corps humain peut supporter ? À partir de quelle température prend-on un risque pour sa santé ?

Phénomène de « dôme de chaleur » en Amérique du Nord

Difficile pour l’heure de l’imaginer en France, mais des records de chaleur sont bien en train ‘d’être battus de l’autre côté de l’Atlantique. Le nord-ouest des États-Unis, ainsi que la province de Colombie-Britannique au Canada, subissent depuis quelques jours une canicule extrême.

En cette saison, la région de Vancouver connait habituellement des températures d’une petite vingtaine de degrés. Or, c’est plus du double qui a été atteint hier : 49,5 °C dans le village de Lytton, pour un troisième jour de record d’affilée. 

Pour dire le caractère exceptionnel de la situation, le mercure a aussi atteint les 42 °C à Whistler, ville située dans un massif montagneux qui accueille… une station de ski (à 2 000 mètres d’altitude). 

C’est également hier qu’a été dévoilé le premier bilan humain provoqué par une telle fournaise : plus de 130 personnes décédées subitement dans les localités de Burnaby et Surrey, principalement des personnes âgées. 

Le fait que la chaleur se maintienne également très haute la nuit contribuerait à la morbidité de l’épisode en cours, selon les autorités. D’où la question : jusqu’à quelle limite le corps humain peut-il supporter la chaleur ? A partir de quelles températures répétées faut-il s’inquiéter pour soi et pour les plus fragiles ?

Quatre facteurs à prendre en compte

En réalité, quatre facteurs sont à surveiller : la température, le degré d’humidité, la durée d’exposition, et l’état physique et de santé de la personne concernée.

Pour fonctionner normalement, il faut rappeler que le corps humain régule sa température pour toujours se maintenir à 37 °C. Lorsque le mercure augmente, le corps transpire pour nous refroidir, mais cela dépense de l’eau et de l’énergie. C’est cette consommation qui use le corps et peut l’emmener à un état critique (d’où la nécessité de se nourrir et de bien s’hydrater durant les périodes de canicule).

Grâce à la sudation (qui est un mécanisme de thermorégulation), le corps humain peut ainsi résister (sans séquelle) durant 20 minutes à une température de 100 °C, soit la chaleur d’un sauna. Au-delà, le danger est réel : en 2010, l’un des finalistes du championnat du monde de sauna est décédé dans une étuve chauffée à 110 °C. 

C’est le fait que l’atmosphère du sauna soit sèche qui permet malgré tout d’y tenir plusieurs minutes en dessous de 100 °C. En effet, plus l’air est humide, moins l’organisme résiste : il ne peut alors pas évacuer efficacement la transpiration, et l’eau est également un très bon conducteur de chaleur.

Pour cette raison, à la différence des saunas, les salles chaudes des hammams, dont l’air est humide, ne sont jamais chauffés au-dessus de 45 °C, pour une exposition de 10 à 15 minutes. Bien sûr, ces indications sont valables pour des personnes jeunes et en bonne santé : les plus de 65 ans et les malades chroniques sont des personnes plus à risques lors de fortes chaleurs.

La canicule de 2003 avait ainsi causé une surmortalité de 15 000 personnes, en grande majorité âgées. Ce qui inquiète, c’est que de telles températures risquent bien de devenir plus fréquentes. L’épisode en cours en Amérique du Nord serait dû à la chaleur provoquée par des incendies de forêt, mais qui resterait « bloquée » au-dessus des régions concernées. 

Ce phénomène de « dôme de chaleur » est facilité par l’effet de serre, qui rend l’atmosphère plus chaude et empêche les masses d’air de se dissiper. En France, le record de chaleur est tout récent : il date du 28 juin 2019 (46 degrés à Vérargues dans l’Hérault).

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