Le prix des assurances habitation apparait en légère hausse cette année, par rapport à 2020. Mais des disparités tarifaires importantes existent entre les régions. Si vous payez plus cher que la moyenne, il est conseillé de passer par un comparateur d’assurances habitation pour faire des économies.

Stabilité des prix pour les appartements, sauf en PACA

Assurland dévoile son étude annuelle sur le prix de l’assurance habitation en France, établi sur la base de 12 000 devis. Le coût moyen de cette police apparait en légère augmentation cette année par rapport à 2020 : +0,9%, à 216 euros/an. Dans le détail, ce sont les maisons qui tirent les chiffres à la hausse, avec une inflation de +1,6%, alors que les cotisations pour les appartements sont stables.

En moyenne, assurer un appartement coûte 180 euros à l’année, soit le même montant qu’en 2020. S’il n’y a pas eu d’augmentation majeure, des disparités importantes demeurent malgré tout entre les régions françaises. 

Historiquement, c’est en Ile-de-France qu’il revient le plus cher d’assurer son appartement, notamment en raison de la fréquence des cambriolages (la région parisienne reste la plus touchée en la matière), mais on remarque cette année un rattrapage tarifaire du côté de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

En PACA, la hausse de l’assurance habitation pour appartement a été très marquée : +2,2%, ce qui lui fait rattraper l’Ile-de-France. En cause : le nombre cambriolages, qui place la région côtière en deuxième position derrière le bassin parisien, et le risque plus important de catastrophes naturelles (20% plus élevé qu’ailleurs).

À l’inverse, c’est toujours en Bretagne, en Pays de la Loire et en Centre-Val de Loire qu’assurer un appartement est le moins onéreux (respectivement 137 euros, 153 euros et 154 euros par an).

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L’engouement pour la maison

L’une des grandes tendances immobilières depuis le début de la crise sanitaire est l’exode de nombreux citadins vers des zones plus rurales, et, avec lui, le passage d’un appartement à une maison. De même, le nombre de résidences secondaires n’a jamais été aussi important que depuis un an.

Cette évolution a un impact sur le coût de l’assurance habitation pour les maisons, car ces dernières coûtent toujours plus cher à couvrir que les appartements. Le capital mobilier qui y est déclaré est en effet plus élevé en moyenne : 33 000 euros contre 18 500 euros dans un appartement. De plus, les assurés ont tendance à opter pour des formules et garanties plus onéreuses.

Depuis le début de l’année, c’est en Normandie que le hausse se fait le plus ressentir : +3,7%, mais les régions les plus chères demeurent l’Ile-de-France, la PACA et l’Occitanie.

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Le choix décisif de la formule et des garanties

Une partie de la différence tarifaire constatée entre appartements et maisons provient du choix de la formule. Tous logements confondus, 53% des assurés ne sont couverts que par une formule économique, qui comprend une série de garanties de base : Responsabilité Civile, dégât des eaux, vol, incendie, catastrophes naturelles… et une indemnité vétusté déduite en cas de sinistre (ce qui signifie que le mobilier n’est pas remboursé selon sa valeur à neuf).

Or, les locataires ou propriétaires d’une maison ont tendance à opter plus facilement pour une formule avec rééquipement à neuf : 56% d’entre eux souscrivent cette garantie. Le choix de cette couverture revient en moyenne à augmenter le coût du contrat de 20% à 25%, par rapport à une formule qui prendra en compte la vétusté des biens.

Un risque d’augmentation généralisée ?

Pour autant, la couverture croissante des maisons ne devrait pas peser à la hausse sur les prix du marché global de l’assurance habitation. Dans ses prévisions, Assurland prévoyait une stabilité des primes pour l’année 2021.

Cette modération tarifaire est notamment rendue possible par les économies réalisées par les assureurs habitation depuis maintenant plus d’un an : les confinements et le développement du télétravail ont renforcé la présence des assurés à leur domicile, et fait baisser la sinistralité (moins d’incendies, de cambriolages…). Soit autant d’indemnisations en moins à verser du côté des assureurs.

Ces économies, qui se chiffrent à environ 300 millions d’euros en 2020, devraient permettre aux assureurs habitation de maintenir leurs tarifs jusqu’à la fin de l’année. Toutefois, il faudra surveiller la réforme du régime de catastrophes naturelles : ce fonds, qui sert à venir en aide aux sinistrés d’événements climatiques, est en effet alimenté par une taxe de 12% sur l’assurance habitation.

Or, avec l’augmentation annoncée de la fréquence de ces catastrophes, un rehaussement de la taxe à 18% est envisagé pour permettre le maintien du régime « cat’ nat’ ». Plus taxés, les contrats des particuliers risqueraient alors d’afficher également une cotisation plus élevée.

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