Invité d’Europe 1 mardi matin, Christian Jouny, vice-président du Syndicat national des discothèques, salue l’annonce de la réouverture des établissements, prévue le 9 juillet. Mais selon lui, les contraintes sanitaires imposées ne devraient par permettre aux professionnels de reconstituer leur trésorerie avant un moment.

INTERVIEW

Les professionnels du secteur de la nuit vont enfin revoir le jour : après 15 mois de fermeture, ils seront autorisés à rouvrir le 9 juillet prochain. Le public pourra entrer en discothèque sur présentation d’un pass sanitaire ou d’un test PCR négatif, avec une jauge limitée en intérieur à 75% de la capacité d’accueil de l’établissement. “Nous étions en discussion depuis plusieurs semaines, notamment quatre jours sans discontinuer avec Matignon et les conseillers du président de la République. L’objectif était précisément d’obtenir une ouverture pour l’été”, rapporte auprès d’Europe 1 Christian Jouny, dirigeant de trois discothèques sur l’île de Guérande et vice-président du Syndicat national des discothèques.

Remettre en marche des établissements fermés depuis 15 mois

Malgré les contraintes sanitaires imposées à ces lieux de divertissement, Christian Jouany salue une décision qui donne “une perspective à des exploitants qui sont à l’arrêt depuis désormais quinze mois consécutifs, qui ont perdu la totalité de leur trésorerie et qui, justement, n’avaient aucun espoir en une réouverture cet été.

Désormais, les propriétaires vont devoir s’activer pour être en mesure d’accueillir de nouveau le public d’ici moins de trois semaines. “Un outil qui est à l’arrêt pendant plus d’un an nécessite beaucoup de travaux avant de pouvoir être en capacité de repartir dans des conditions normales”, observe le responsable de discothèques. “La réouverture va poser un certain nombre de difficultés économiques”, poursuit Christian Jouany. “Je pense par exemple à l’application du pass. C’est un outil très intéressant sur le plan sanitaire. Mais en revanche, la population qui fréquente nos établissements n’est à ce jour que très minoritairement vaccinée.” 

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