Hyundai n’est pas le seul acteur de l’automobile à développer un prototype de voiture volante. Ce lundi 21 juin, la start up allemande Volocopter teste au Bourget son Volocity : un engin volant à mi-chemin entre l’hélicoptère et le drone. Une démonstration de ce véhicule volant électrique devrait avoir lieu lors des Jeux olympiques de 2024 à Paris.

Le Volocity, taxi volant électrique de Volocopter

La jeune start up allemande Volocopter présente le lundi 21 juin 2021 le Volocity. Ce prototype s’assimile à un croisement entre un hélicoptère et un drone. Il est 100 % électrique et propulsé par 18 moteurs alimentés par 9 batteries. Le véhicule possède deux places (le pilote et le passager) et peut se déplacer à une vitesse de 100 km/h. Toutefois, son autonomie reste limitée à une trentaine de kilomètres, ce qui rester très réduit.

Ce n’est pas la première fois que le Volocity est présenté au public. Il avait été dévoilé il y a deux ans à Singapour et ressortira à nouveau dans quelques jours pour le Paris Air Forum, où il passera une série de tests sur l’aérodrome de Pontoise, dans le Val d’Oise à quelques kilomètres au nord-ouest de la capitale.

Ce projet est notamment soutenu par la région Île-de-France, le groupe ADP, la RATP et l’agence de promotion de la région francilienne Choose Paris. Ces acteurs ont lancé une filière de mobilité aérienne urbaine pour pouvoir présenter ces produits aux prochains Jeux olympiques de Paris en 2024.

Quel avenir pour les taxis volants ?

Depuis quelques années, l’engouement autour des taxis volants est en forte hausse. Uber et Hyundai travaillent notamment sur un projet de taxi volant pour repenser la mobilité des métropoles de Corée du Sud en trois dimensions. Mais Volocopter est en avance : le Volocity a déjà entamé les démarches pour être certifié auprès de l’EASA, l’Agence européenne de sécurité aérienne. D’après le directeur exécutif de la marque Patrick Ky, ces taxis pourraient devoir voler et transporter des passagers normalement d’ici trois à quatre ans. L’objectif est une commercialisation pour 2030.

D’après les données de l’EASA, plus de 70 % des sondés au sein de six zones urbaines différentes expliquent être intéressées par les services de taxi volants pour des déplacements ou des livraisons. En outre, 41 % d’entre eux y voient un intérêt certain pour les activités d’urgence comme le transport médical. Il faut dire que dans le contexte de certaines agglomérations très congestionnées, notamment en Asie, la mobilité profiterait d’un agrandissement en trois dimensions.

Toutefois, en dehors des contraintes technologiques, une contrainte sociétale demeure pour que la voiture volante fasse partie de notre quotidien. Et ces taxis volants doivent pouvoir faire partie du trafic aérien sans que cela ne pose de problèmes de sécurité. Enfin, ces projets pourraient-ils être rentables ? Plusieurs études y voient un marché en croissance future. Le marché des taxis volants pourrait valoir 35 milliards de dollars en 2035 et se développer dans 65 à 90 villes dans le monde. Cela reste malgré tout un marché de niche. Et en termes de tarifs, ces services devraient être beaucoup plus onéreux que les trajets en taxis plus conventionnels. « Le bon prix sera celui qui répond à la demande par laquelle le temps à une valeur », avait expliqué la directrice stratégie et innovation de la RATP, entreprise particulièrement intéressée par le projet.

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