Plus d’un millier de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont été initiés depuis mars 2020 et le début de la crise du Covid-19, selon des données publiées jeudi par le ministère du Travail. En cumul, entre le 1er mars 2020 et le 24 mai dernier, 1.041 procédures de PSE ont été initiées avec 112.669 ruptures de contrats de travail envisagées, précise la direction des statistiques (Dares) dans son ultime édition du tableau de bord sur la situation du marché du travail durant la crise sanitaire.

Depuis le seul début de l’année, 33.900 ruptures de contrats de travail ont été envisagées dans le cadre de PSE, “soit près de trois fois plus que sur la même période en 2020”, indique la Dares. 

L’industrie manufacturière particulièrement touchée

Depuis mars 2020, les ruptures envisagées concernent dans près de la moitié des cas des entreprises de 1.000 salariés ou plus, et dans un cas sur quatre des entreprises de moins de 250 salariés. Le secteur de l’industrie manufacturière concentre 30% des ruptures, suivi par celui du commerce et de la réparation automobile (18%), puis par celui du transport et de l’entreposage (14%).

Toujours depuis début mars 2020, environ 8.400 procédures de licenciement collectif pour motif économique (hors PSE) ont été notifiées, ajoute la Dares. Ces procédures concernent dans plus de neuf cas sur dix des licenciements de moins de 10 salariés. Les secteurs les plus concernés sont le commerce et la réparation d’automobile (19%), l’industrie manufacturière (18%), la construction (15%) et l’hébergement-restauration (12%).

La Dares observe que sur les trois premières semaines de mai, le nombre hebdomadaire de PSE et de ruptures de contrats de travail envisagées a reculé par rapport aux deux mois précédents, avec 900 ruptures de contrats en moyenne, contre 1.300 en avril et 1.600 en mars.

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