INTERVIEW

A l’issue d’une table ronde avec des représentants agricoles et des élus à Montagnac, dans l’Hérault, le Premier ministre Jean Castex a annoncé samedi que les producteurs de fruits et les viticulteurs dont les exploitations ont été ravagées par le gel qui a frappé la France depuis deux semaines allaient bénéficier d’un milliard d’euros d’aides. Avec notamment la mise en place d’un “fonds de solidarité exceptionnel. Invité samedi soir sur Europe 1, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a détaillé ces différentes aides. “Effectivement, la totalité de ces aides, c’est un milliard d’euros”, a-t-il souligné. “C’est un montant très conséquent mais c’était nécessaire parce que nous devons beaucoup à ces agriculteurs et à ces viticulteurs.”

“Il faut absolument que la solidarité nationale les aide à se relever”

A propos de ces professionnels, le ministre a estimé que “lorsqu’ils ont le genou à terre, il faut absolument que la solidarité nationale les aide à se relever”. Une grande partie de ces aides vont être consacrées à “des actions de très court terme”, a indiqué le ministre, citant par exemple “une année blanche sur les cotisations sociales pour les agriculteurs et les viticulteurs les plus touchés”. “Ce sont également des dispositifs de chômage partiel, bien évidemment, mais aussi des dispositifs qui vont venir compenser les pertes de revenus, c’est-à-dire compenser les pertes de production”, a-t-il ajouté. Ce sera le but du “fonds exceptionnel annoncé par le Premier ministre ce matin”, a précisé Julien Denormandie.

Alors que Jean Castex avait évoqué une enveloppe d’urgence à allouer “sous dix à quinze jours” aux préfets pour apporter un soutien immédiat aux exploitations les plus en difficulté, son ministre a défendu “une approche de terrain”. Celle-ci doit permettre d’aider “celles et ceux qui en ont besoin à très, très court terme” à cause des “situations d’urgence”, a déclaré Julien Denormandie, mais aussi de fournir un soutien plus dans la durée pour d’autres professionnels.

“Il faut que le dispositif soit prêt”

“‘Quand vous prenez un abricotier de la Drôme ou de l’Ardèche qui a tout perdu, lui, il va avoir un arrêt de ses revenus dès cet été”, a illustré le ministre. “Donc il faut que le dispositif soit prêt” pour effectuer une compensation “dans les toutes prochaines semaines”, a-t-il souligné. “En revanche, pour certains des viticulteurs, il faut que ce dispositif les accompagne sur la durée parce qu’effectivement, ce seront les ventes des vins en 2022 qui n’auront pas lieu à ce moment-là. Donc il faut que le dispositif puisse les accompagner également sur l’année 2022”, a-t-il conclu.

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