En plein débat sur la loi Climat, les écologistes affinent, eux aussi, leurs mesures anti-pollution en vue de la Présidentielle, avec notamment l’idée de limiter la vitesse des véhicules dépassant la tonne et demie. Sur sa plateforme participative, le parti rappelle que « le secteur du transport est le seul dont les émissions de gaz à effet de serre (CO2) ne baissent pas ».

Vers la fin des voitures particulières thermiques ?

Les mesures anti-voitures font l’actualité en ce printemps. En premier lieu à l’Assemblée nationale, où les débats autour du projet de loi Climat et résilience ont déjà abouti au vote de propositions draconiennes pour limiter la pollution automobile

On pense en premier lieu au vote de l’interdiction pure et simple des voitures particulière émettant plus de 123 g de CO2 par kilomètre, à l’horizon 2030. Une disposition en accord avec la politique européenne, qui prévoit l’éviction des voitures thermiques pour 2035. 

De même, les poids lourds roulant au diesel ou à l’essence ne pourront, eux non plus, plus être commercialisés à compter de 2040, selon ce qui vient d’être voté au palais Bourbon. Pour les transporteurs, le gouvernement souhaite encourager le passage à des motorisations hybrides ou électriques, comme pour les véhicules de tourisme.

Peut-on aller plus loin ?

Mais d’autres voix politiques se font également entendre, non pour remplacer les moteurs thermiques par des batteries, mais pour tout simplement bannir les voitures des habitudes des Français. 

C’est en tout cas ce que veut encourager le parti écologiste Europe Écologie Les Verts en vue de l’élection présidentielle. Julien Bayou, secrétaire général du parti, vient de lancer une nouvelle plateforme programmatique participative baptisée « Écologie 2022 », sur laquelle les électeurs sont invités à déposer leurs idées. Les députés en ont déjà formulées un certain nombre, et notamment l’idée de modifier le code de la route, pour limiter à 90 km/h sur autoroute les véhicules de plus de 1 500 kg. 

Sont particulièrement visés les SUV, ces « faux 4×4 », qui ont récemment atteint 40% des immatriculations sur le marché automobile français. En 2019, ces gros consommateurs ont été pointés du doigt par l’ONG Greenpeace, comme deuxième source d’augmentation du CO2 émis dans le monde.

Mais avec une limite de poids fixée à 1 500 kg, les SUV ne seront pas les seuls à souffrir de cette nouvelle mesure : les véhicules électriques et hybrides sont aussi dans le viseur. Deux « petits » modèles électriques comme la Renault Zoé ou la Peugeot e-2008 dépassent en effet la tonne et demie. 

Le malus au poids sera appliqué dès l’année prochaine

S’ils se retrouvent dans le collimateur des écologistes, c’est que les conditions de fabrication à la chaine des véhicules électriques et hybrides génèrent, elles aussi, des activités polluantes. D’où l’idée de les remplacer tout simplement par des trajets à vélo lorsque cela est possible. 

Une mesure discutée dans le cadre de la loi Climat va dans ce sens, puisqu’elle propose une nouvelle prime à la conversion, permettant d’échanger son vieux véhicule polluant contre… un vélo électrique.

Il faudra attendre le passage du texte devant le Sénat, et le vote de la chambre haute, pour savoir si la croisade menée contre les véhicules thermiques se concrétise à l’aide des idées évoquées ici. Reste que le malus au poids sera lui bien une réalité dès l’année prochaine : les véhicules excédant 1,8 tonne : la taxe sera de 10 euros par kilogramme supérieur à la limite définie.

Une taxe qui viendra s’ajouter au malus écologique, qui se durcira en 2022 : il faudra payer l’écotaxe à partir de 128 grammes de CO2 émis par kilomètre (contre 133 g/km cette année).

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