Les tarifs réglementés de l’électricité ne devraient pas augmenter fortement ces prochaines années, a estimé mardi un dirigeant d’EDF. “Nous n’anticipons pas de hausse forte sur les années à venir”, a déclaré Marc Benayoun, directeur d’EDF en charge des Clients, Services et Territoires, lors d’une conférence de presse. “Je pense que l’évolution sera plus contenue en termes de taux que ce que nous avons connu depuis deux ou trois ans. Et on peut même imaginer qu’à certains épisodes, il y ait des baisses”, a-t-il ajouté.

Des tarifs réels “inférieurs” à ceux de 1996 pour tarif bleu

Seul l’opérateur historique EDF (avec le “tarif bleu”) et les entreprises locales de distribution peuvent commercialiser des contrats d’électricité aux tarifs réglementés de vente (TRV). Leurs prix sont fixés par le gouvernement sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), sur la base de nombreux paramètres (coûts de fourniture, transport, distribution, taxes diverses…).

Parmi les facteurs de stabilité pour ces prochaines années figurent la stagnation du dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) après de fortes hausses ou encore le plafonnement de la contribution au service public de l’électricité (CSPE), une taxe. Les coûts de transport et distribution doivent en revanche augmenter. Selon EDF, le tarif bleu a augmenté de 128 euros/MWh en 2010 à 191 euros/MWh en 2020. Mais cela a fait suite à une période de baisse et “les tarifs aujourd’hui, en termes réels, en 2021 sont inférieurs à ce qu’ils étaient en 1996”, a souligné Marc Benayoun. EDF calcule que la facture moyenne d’électricité d’un ménage au tarif bleu est de 922 euros par an.

Un “rebond” en vue sur le plan commercial

Après avoir perdu beaucoup de clients à la suite de l’ouverture des marchés de l’énergie à la concurrence, l’opérateur historique de l’électricité a également présenté mardi ses ambitions commerciales, avec un “rebond” en vue. “Notre ambition c’est le rebond commercial pour le portefeuille électricité, gaz et services de clients particuliers” et “que dès 2022 ce portefeuille soit en croissance”, a indiqué Fabrice Gourdellier, directeur du Marché de particuliers d’EDF. EDF attend ainsi un point bas supérieur à 25 millions de contrats en 2021, avant une remontée.

Pour 2023, l’entreprise prévoit 3 millions de contrats d’électricité en offre de marché, 25% de parts de marché du gaz (contre 16% actuellement) et un doublement du nombre de contrats de service. EDF peut commercialiser des offres au TRV mais également en “offre de marché”, c’est-à-dire à prix libres, comme ses concurrents.

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