DÉCRYPTAGE

Le CAC 40 retrouve ses niveaux d’avant-crise du Covid-19. L’indice phare de la bourse de Paris a passé jeudi la barre des 6.000 points : il a gagné 0.72% pour clôturer à 6.033,76 points. Une première depuis février 2020 et sa quatrième séance consécutive de progression. Plus généralement, un vent d’euphorie souffle sur les places boursières : la plupart des grands indices enchaînent les séances de hausses, notamment les marchés américains qui enchainent les records. La vaccination qui se développe dans le monde explique en partie cette bonne santé des bourses mondiales.

La vaccination donne une piqure d’espoir

Le développement de la vaccination dans le monde explique en bonne partie la bonne santé des marchés financiers. Plus de 60% des israéliens sont vaccinés, tandis que les Etats Unis ont vacciné environ 20% de leur population. En France la proportion de personnes vaccinées est d’environ 5%. C’est faible mais la campagne devrait accélérer rapidement.

La campagne de vaccination doit permettre, d’ici quelques mois, un retour à une vie beaucoup plus normale. En Israël, par exemple les restaurants ont pu, ces derniers jours, rouvrir. Le retour à la normale devrait aussi doper le secteur du tourisme à l’arrêt depuis un an.

Joe Biden dope aussi les marchés

Au-delà de la vaccination, le gigantesque plan de relance américain fait également souffler un vent d’espoir sur les marchés. Les Etats-Unis vont investir dans leur économie près de 2.000 milliards de dollars. A titre de comparaison c’est presque l’équivalent de tout de ce que la France produit comme richesses en une année.

Le plan que Joe Biden doit signer, ce jeudi, devrait donc soutenir l’économie mondiale. La Chine devrait aussi apporter son lot de bonnes nouvelles. Les statistiques économiques le prouvent. Le pays connait à nouveau une très forte croissance.

Les banques centrales maintiennent un soutien massif

Enfin le soutien des banques centrales explique aussi cette bonne santé des bourses mondiales. Les pays et les banques empruntent à des taux très bas et cette conjonction de facteurs est très favorable à l’économie mondiale. Pour l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques, la croissance économique, devrait être du coup plus vive que prévu cette année. Elle table sur une progression de 5,6% contre 4,2% initialement annoncé.

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