Il y a dix ans jour pour jour avait lieu l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima au Japon. À l’époque, une onde de choc s’était répandue dans tous les pays exploitant des centrales nucléaires. Europe 1 fait le point sur les évolutions qui ont eu lieu en France.

DÉCRYPTAGE

 l y a dix ans jour pour jour, une vague de 15 mètres de haut frappait la centrale de Fukushima, au Japon. Ce tsunami allait provoquer la plus grande catastrophe nucléaire depuis celle de la ville ukrainienne de Tchernobyl en 1986. Dans la foulée du 11 mars 2011, des dizaines de milliers de personnes avaient été déplacées et des villes entières rendues inhabitables. L’onde choc s’était répandue dans le monde entier. Depuis, les autorités nationales ont cherché à améliorer la sécurité autour de leurs centrales nucléaires partout dans le monde. En France aussi, ce drame a influé sur la politique de sûreté nucléaire. Europe 1 fait le point sur les changements engagés à la suite de cet événement.

Une prise de conscience rapide mais une réponse qui tarde

Contrairement à d’autres pays comme les États-Unis, il faut reconnaître à la France sa volonté de proposer une réponse forte et ambitieuse après le drame. Celle-ci est partie du principal constat qu’à Fukushima, on a manqué d’eau et d’électricité pour gérer les conséquences immédiates de l’accident.

Si la prise de conscience a été rapide, sa réponse est, elle, beaucoup plus tardive, selon Yves Marignac, expert du nucléaire à l’Institut négaWatt. “Les réflexions menées très vite après Fukushima ont assez rapidement abouti à l’idée de ce qu’on a appelé un noyau dur pour alimenter les réacteurs en eau et en électricité”, explique-t-il. “Malheureusement, la mise en œuvre de ces renforcements tardent.” Pour le spécialiste, il faudra ainsi “probablement attendre la moitié de la décennie 2030 avant que l’ensemble des renforcements prévus soit mis en œuvre”.

Des améliorations déjà bien visibles

Pour autant, certaines améliorations sont déjà visibles au sein des centrales nucléaires françaises. On pense notamment à la mise sous coffre de l’ensemble des équipements extérieurs ou encore ce qu’on appelle les diesels d’ultime secours, destinés à alimenter chaque réacteur en électricité en cas de situation critique. Enfin une Force d’action rapide du nucléaire (Farn) a été mise en place. Elle regroupe aujourd’hui plus de 300 agents d’EDF surentraînés mais heureusement jamais sollicités.

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