Le constructeur japonais semblait avoir fait, l’été dernier, un croix sur le marché européen mais Mitsubishi va finalement y rester. Ce sera en grande partie grâce à l’Alliance qu’il constitue avec Renault et Nissan. De futurs modèles Mitsubishi bénéficieront de synergies sur des sites Renault en France. 

INFO EUROPE 1

L’annonce officielle est attendue ce mercredi : Mitsubishi va rester sur le marché européen. Le constructeur japonais avait annoncé en juillet 2020, “geler l’introduction de nouveaux modèles sur le marché européen” pour concentrer ses investissements sur l’Asie, l’Océanie, l’Afrique et l’Amérique du Sud. Mais pour garantir la meilleure santé possible de l’Alliance – que Mitsubishi constitue avec Renault et Nissan – c’est surtout Renault qui a voulu que Mitsubishi puisse rester en Europe. Ce serait même le nouveau directeur général du constructeur au losange, Luca de Meo, qui aurait poussé en ce sens. Selon les informations du Financial Times, il aurait proposé les usines et les plateformes de Renault. Peut-être en particulier la future plateforme 100% électrique de Douai.

Le pionnier de l’hybride rechargeable vers l’électrique ?

Ce sont les normes européennes, de plus en plus exigeantes en terme d’émission de CO2, qui avaient mené Mitsubishi à s’imaginer un avenir sans Europe. Le Japonais a pourtant été l’un des pionniers de la motorisation hybride rechargeable, en couplant un moteur électrique et un moteur thermique. Le modèle de SUV “Outlander” a d’ailleurs été un succès sur ce segment, en étant le plus vendu en Europe en 2019. Le SUV “Eclipse”, plus petit et qui vient d’être restylé, n’apparaît plus qu’en version hybride rechargeable. Exit les versions thermiques. La prochaine étape sera inévitablement de nouveaux modèles électriques.

La chasse à la rentabilité

Profitabilité plutôt que course aux volumes était devenu le crédo de Mitsubishi, une stratégie cohérente avec celle de Luca de Meo pour Renault. C’est ce que les constructeurs de l’Alliance vont désormais rechercher, à l’image de ce qu’a réussi le groupe PSA, devenu Stellantis depuis sa fusion avec Fiat-Chrysler. Des perspectives enfin rassurantes pour l’Alliance, dont l’avenir avait été largement remis en cause après l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon, en novembre 2018. Pour rappel, Renault détient 43% du capital de Nissan, qui lui détient 34% de Mitsubishi.

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