Après une année 2020 marquée par 8 milliards d’euros de pertes, le groupe automobile Renault cherche une sortie de crise. Celle-ci semble passer par un changement de stratégie. La marque veut se tourner vers plus de rentabilité, ce qui nécessite de mener un large plan d’économies.  

Renault-Nissan est dans la tourmente et cherche à rebondir. Le groupe automobile a annoncé vendredi matin une perte record de 8 milliards d’euros et un recul de plus de 20 % de ses ventes. Des chiffres liés au Covid mais aussi aux contre-performances du Japonais Nissan. Alors même si la marque au losange se veut prudente pour cette année et ne publie pas de prévisions, elle reste confiante dans sa capacité de rebond. Cela passe néanmoins par un changement de fonctionnement : le groupe veut arrêter la course aux volumes et privilégier la rentabilité.

Un grand plan d’économies pour relancer la marque

Cette stratégie est très simple sur le papier : vendre moins de véhicules mais gagner plus d’argent sur chacun d’eux. L’an dernier, la marge du groupe a été de 3,5 %. Un chiffre bien faible en comparaison de son concurrent PSA qui a déjà misé sur ce fonctionnement. Mais cette mutation demande de rationaliser les coûts.

C’est pour cette raison qu’un grand plan d’économies a été lancé par le nouveau patron de Renault, Luca Di Méo. Un important plan produit est donc attendu dans les mois à venir ainsi que de nombreux lancements de véhicules, 24 au total d’ici 2025. Renault va monter en puissance sur les hybrides et compte bien garder son avance sur l’électrique. Mais cette année s’annonce aussi tendue en raison de la pénurie de composants électroniques en provenance d’Asie. Une pénurie pourrait retarder la fabrication de 100.000 véhicules, selon le constructeur.

Le groupe veut aussi se transformer en fournisseur de mobilités. La voiture individuelle a encore de beaux jours devant elle mais ne peut plus être la seule alternative offerte, estime la marque au losange. Auto-partage, livraison du dernier kilomètre, berline adaptée aux services de VTC, recyclage des batteries mais aussi modèles de financement innovants… Voilà tout le panel que va proposer Renault. Ces activités devraient générer 20 % du chiffre d’affaires du groupe d’ici à 2025.

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