INTERVIEW

Avec la mise en place des deux confinements et l’explosion du télétravail, les entreprises ont du rapidement s’adapter à une nouvelle organisation du travail, avec des salariés travaillant le plus souvent de chez eux. Au risque, parfois, de voir son fonctionnement perturbé par la perte de repères des employés et des employeurs. Pour éviter cela, l’entreprise Kaizen Way, spécialisée dans le conseil en ingénierie, a mis en place une solution en collaboration avec ses 11 salariés pour mesurer les performances en télétravail. 

“Lors du premier confinement, on a eu à coeur de mettre en place un outil qui devait permettre de répondre à deux enjeux : bien nous assurer que chacun des collaborateurs était en mesure de continuer à interagir avec ses clients, fournisseurs, collègues, et nous assurer que le niveau de performance de chacun des consultants restait au niveau attendu”, explique son fondateur Eric Nelson, invité mardi de La France bouge

“Ne pas laisser un collaborateur en isolement professionnel”

L’idée, indique Eric Nelson, est bien de venir en aide aux salariés. “C’est une idée de soutien, qui est de dire qu’on ne veut pas laisser un collaborateur en isolement professionnel, au bord de la route parce qu’on a changé de façon de travailler du jour au lendemain.”

Concrètement, Kaizen Way va utiliser “un outil qui va permettre de comparer, pour chacun des collaborateurs, son niveau de communication entre une période initiale et la période que l’on veut observer”. Cet outil, poursuit Eric Nelson, “va nous permettre de nous assurer, avec une mesure des échanges, des mails, des réunions réalisées, que chaque collaborateur continue d’être capable d’interagir”. 

“Ce n’est pas un outil pour fliquer”

Bien sûr, précise Eric Nelson, “ce n’est pas un outil pour fliquer” les salariés. Aussi, “on n’analyse pas le contenu des mails. Ce qu’on va analyser, c’est un niveau global, une interaction globale, et on va s’assurer qu’il n’y a pas de choses inhabituelles”.

L’objectif reste “de permettre d’identifier des pistes de discussion avec les collaborateurs”, conclut Eric Nelson. 

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