Depuis trois ans, le groupe italien Fincantieri prévoit de reprendre les chantiers de l’Atlantique, situés à Saint-Nazaire. Pourtant, ils pourraient bel et bien rester français. La Commission européenne, qui attend des documents pour valider la cession de l’entreprise de construction navale, n’a toujours rien reçu. 

Quel sera le sort des chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire ? Le sujet devient brûlant. Et pour cause, le projet de cession de ce fleuron français de la construction navale doit être finalisé avant jeudi soir, à minuit. Cela fait trois ans que l’entreprise italienne Fincantieri est annoncée comme repreneuse, mais à quelques heures du gong, tout semble figé. 

L’Italien Fincantieri a jusqu’à jeudi soir, minuit pour transmettre à la Commission européenne les éléments de réponse qu’elle réclame sur le risque de concentration du projet de reprise des Chantiers de l’Atlantique. Pour l’instant, elle n’a pas de nouvelles du groupe italien et le délai a déjà été repoussé… à quatre reprises ! S’il n’y a pas de nouveau report, le projet risque d’être abandonné : Fincantieri ne prendra pas 50% du capital des chantiers de l’Atlantique, plus 1% supplémentaire prêté par l’État. Il faudra donc s’orienter vers une autre solution. 

Quelques élus et syndicats contre la reprise

Ce possible abandon ne serait pas un drame, bien au contraire. C’est en tout cas le point de vue de plusieurs protagonistes à Saint-Nazaire. Les syndicats d’abord, notamment Force Ouvrière (FO), farouchement hostiles depuis le début à la prise de contrôle de l’entreprise par les Italiens.

Mais il y a aussi une crainte de quelques élus, comme le maire de Saint-Nazaire, car Fincantieri a passé une alliance industrielle avec le géant chinois de la construction de paquebots CSCC. Un transfert de technologie pourrait alors s’opérer dans ce cadre. Une énorme menace, selon eux, pour la pérennité des chantiers de l’Atlantique, fierté industrielle française. Ce fleuron de la construction navale emploie 3.100 salariés et fait travailler plus de 5.000 sous-traitants. Le gouvernement français, pour l’instant, ne s’est pas prononcé sur le sujet. Tout le monde retient son souffle.

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