Fermées depuis 9 mois à cause du coronavirus, les discothèques sont au bord du gouffre. Une centaine d’établissements ont déjà baissés le rideau. Une situation d’autant plus compliquée que ce secteur n’est pas forcément épaulé par les banques, rappelle le syndicat national des discothèques au micro d’Europe 1.

Ce devait être un soir de fête, l’un des plus important de l’année. Mais coronavirus (et couvre-feu) oblige, les discothèques seront fermées au soir du 31 décembre. Un nouveau coup dur pour ce secteur très durement touché par la crise, avec pas moins de neuf mois de fermeture. Les gérants vivent un véritable enfer : sur les 1.600 établissements comptabilisés avant la crise du Covid, une centaine a déjà mis la clé sous la porte. Et 300 autres sont actuellement en redressement judiciaire. 

“Les discothèques souffrent d’une relation difficile avec le milieu bancaire”

Malgré une hausse des aides de l’État, les charges fixes ont eu raison de certains établissements. Sans oublier que 45% d’entre eux se sont vu refuser leur demande de prêt garanti par l’État, le fameux PGE. “Un vrai scandale” selon Christian Jouny, du Syndicat national des discothèques. “C’est une profession qui est assez discriminée, les discothèques souffrent d’une relation difficile avec le milieu bancaire”, affirme-t-il au micro d’Europe 1. 

Toujours aucune perspective de réouverture

Un problème d’autant plus important en période de crise, où “chaque exploitant voit sa trésorerie fondre comme neige au soleil et se demande de quoi sera fait demain si les banques ne les suivent pas”. Un secteur qui a d’autant plus de mal à convaincre qu’aujourd’hui il n’a toujours aucune perspective de réouverture. Certains ont d’ailleurs choisi de se reconvertir et de chercher un autre travail en attendant que leur établissement puisse à nouveau enflammer les dance floor. 

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