INTERVIEW

Épargné l’hiver dernier par la crise du coronavirus, survenue au mois de mars, le secteur de la montagne subit cet automne les conséquences ravageuses de la seconde vague de l’épidémie. Si les stations seront ouvertes, les remontées mécaniques resteront quant à elle fermées et le gouvernement n’entend pas revenir sur sa décision, malgré de nombreuses mobilisations locales. Dans ce contexte, la survie des acteurs du secteur est en jeu. Mais, selon Dominique Marcel, directeur général de la Compagnie des Alpes, il n’y “aucune raison” d’augmenter les prix des forfaits cette année.

“Évolution très faible” des forfaits

“Il n’y a aucune raison d’augmenter sensiblement les forfaits cette année”, insiste le responsable, selon qui ces forfaits “suivent une évolution extrêmement modérée, voire très faible” des prix. Les forfaits représentent environ 15 à 16% de la dépense globale d’un séjour en montagne.

Aucune raison non plus d’augmenter le prix des hébergements pour se rattraper, d’après Dominique Marcel : “Je dirais même un peu au contraire”, avance celui qui dirige “le premier réseau d’agences immobilières dans les Alpes”.

“Auberges relookées”

Au contraire, donc, l’heure est à la “démocratisation” de la montagne. “On démocratise le ski en proposant des hébergements à des prix raisonnables”, défend le dirigeant. “On essaie tous collectivement de s’y employer. Il y a un enjeu autour de ça : recevoir aujourd’hui des jeunes, qui feront le ski demain. Nous travaillons avec d’autres opérateurs sur des solutions, comme des auberges de jeunesse un peu relookées et rénovées.” Objectif revendiqué : “Pouvoir accueillir des jeunes dans des conditions agréables et avec des prix raisonnables, pour qu’ensuite ils continuent de skier.”

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