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Muriel Pénicaud lance la concertation sur le service public de l’insertion au ministère du Travail le 9 septembre. En présence de Christelle Dubos, Jean-Marie Marx, Olivier Noblecourt, et de l’Assemblée des Départements de France. © Ministères sociaux/ DICOM  / Tristan Reynaud / Sipa Press

Inscrite dans la grande réforme du système de prestations sociales, la concertation sur la création d’un service public de l’insertion a été officiellement lancée lundi 9 septembre au ministère du Travail. «  Il ne s’agit pas de créer une nouvelle institution mais de travailler d’une manière différente, casser l’approche en silo et articuler les actions », a tenu à préciser la ministre du Travail Muriel Pénicaud à la sortie de la première réunion plénière.

Méthode

Celle-ci a permis de formaliser l’organisation de la concertation. Au niveau national, un comité du service public de l’insertion représente les différentes parties prenantes : principaux opérateurs publics, collectivités territoriales, personnes concernées (allocataires du revenu de solidarité active (RSA), partenaires sociaux et associations. Un comité de suivi opérationnel sera conduit par le haut-commissaire aux compétences et à l’insertion par l’emploi Jean-Marie Marx et par le délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, Olivier Noblecourt. La concertation donne une place centrale aux territoires. Des ateliers du service public de l’insertion seront organisés dans les régions et une dizaine d’expérimentations seront lancées dès cet automne dans les territoires.

Un calendrier serré

La feuille de route fixe 5 mois à la concertation pour aboutir. Après une phase de diagnostic, les parties prenantes identifieront les éléments du parcours d’insertion. Ils élaboreront une  offre de service et achèveront leurs travaux par les sujets de gouvernance et de financement. Le nouveau service public de l’insertion devra répondre à des enjeux forts identifiés par le rapport de Frédéric Bierry remis à Muriel Pénicaud et à Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé en février dernier. Parmi les constats partagés, un droit à l’accompagnement des allocataires du RSA pas toujours appliqué, un parcours chaotique, une multiplication des démarches, une offre de service compartimenté et insuffisamment tournée vers l’emploi. Les délais d’orientation peuvent être supérieurs à 3 mois et le démarrage effectif de l’accompagnement atteint en moyenne 6 mois.

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